La cie du Bonhomme

Le Centre de Culture Scientifique La Rotonde, École des Mines de Saint-Étienne, accueille la compagnie du Bonhomme, pour une résidence portant sur la création d’une proposition théâtrale librement inspirée de la pièce « Les physiciens » de Friedrich Dürrenmatt.

Cette compagnie venue de Lyon nous fera découvrir son univers théâtral singulier à travers des lectures extraites du texte de Dürrenmatt le 21 novembre prochain à 18h30, à La Rotonde ( Pour chacune des représentations il est impératif de réserver, la jauge étant limité : Merci de contacter Christine Fayolle au 04-77-42-02-78) .

Après cette représentation la compagnie rencontrera des chercheurs (enseignants, doctorants) en physique, afin d’initier différents types d’échanges à même de nourrir et d’enrichir leur approche théâtrale.

A la suite de ces rencontres la compagnie sera en résidence à La Rotonde du 27 janvier au 8 février en vue de donner une représentation de leur travail le mercredi 8 février 2012 à 18h30 à la Rotonde.


LES PHYSICIENS



Une farce théâtrale et apocalyptique de Friedrich Dürrenmatt
Mise en scène Thomas Poulard

Avec six acteurs : Adeline Benamara, Stéphan Castang, François Godart, Carl Miclet, Rémy Rauzier, en cours…

Contact : Thomas Poulard - 06 83 48 94 20 / ciedubonhomme@gmail.com

Préambule pour un théâtre grotesque

« La comédie grotesque apparaît comme la seule réponse de l’artiste aujourd’hui pour retrouver la liberté de créer et montrer l’homme courageux.

Notre monde a aussi bien mené au grotesque qu’à la bombe atomique. De même, les tableaux de Jérôme Bosch, pour être apocalyptiques, n’en sont pas moins grotesques. Le grotesque est seulement une expression sensible, un paradoxe sensible, le visage d’un monde sans visage, la forme d’une non-forme.[…]


La tragédie suppose la faute, la misère, la mesure, la vue d’ensemble, la responsabilité. Dans le gâchis de notre siècle, dans cette débandade de la race blanche il n’y a plus de coupables donc de responsables. Personne n’y peut rien et personne ne l’a voulu. La roue tourne toute seule. Tout est entraîné et reste accroché dans un quelconque râteau. […] » Friedrich Dürenmatt

« Tout progrès est un gain dans le détail et une dissociation dans l’ensemble ; c’est un accroissement de puissance qui débouche dans un accroissement d’impuissance, et il n’y a rien à faire contre cela. » Robert Musil. L’homme sans qualités.

« Les Physiciens »… Résumé

Quelque part près d’un lac, dans une petite ville, trois fous sont enfermés dans la Villa de la clinique psychiatrique Les Cerisiers. Ces fous sont tous les trois physiciens. Le premier se prend pour Newton, le second se prend pour Einstein, le troisième s’appelle Möbius et prétend avoir des visions du Roi Salomon.

Un meurtre a eu lieu. Un des physiciens, Einstein, vient d’étrangler une infirmière. L’inspecteur Voss de la brigade criminelle et ses hommes sont sur place. Quelques semaines plus tôt un autre physicien, Newton, a étranglé une autre infirmière. Deux physiciens, deux infirmières… Coïncidence ?

La clinique est dirigée par la doctoresse Mathilde Von Zahnd, psychiatre célèbre et… bossue. Elle explique à l’inspecteur que les deux meurtriers ne sauraient être tenus responsables de leurs actes, puisque ce sont des malades mentaux. La médecine est impuissante à prévoir de tels accidents.

L’infirmière Monika Stettler a compris que la folie de Möbius n’est en fait qu’un simulacre. Elle lui déclare son amour et lui propose de quitter la clinique pour aller vivre avec elle. Möbius est lui aussi amoureux de Monika mais il lui est impossible de sortir de cet endroit qui est devenu son refuge contre le monde extérieur. Face à un tel dilemme, il finit par l’étrangler. Trois physiciens, trois infirmières… Coïncidence ?

Qui est vraiment fou dans cette histoire ? Les apparences sont trompeuses. Et si dans cet asile se jouait le sort de l’Humanité ? Entre une puissance politique et un méga trust international, pour qui vaut-il mieux travailler ? L’homme de science a-t-il vraiment le choix ?
« Les Physiciens »… Intentions de mise en scène

Science et Pouvoir

Pièce bancale, étrange dont la résolution n’apparaît qu’au deuxième acte. Tout ici est affaire de faux semblants. Ceux qui sont fous ne le sont pas vraiment et ceux qui sont sensés représenter la sagesse sont en fait complètement illuminés.

Derrière le masque de la farce et du grotesque, se cache une double réflexion sur les rapports de la Science au Pouvoir (politique, économique) et les répercussions du Progrès scientifique dans la société.

Fin connaisseur de la mythologie, Dürrenmatt transpose ici le mythe d’Œdipe. Un homme apprend son destin par un oracle. Il cherche à échapper à ce destin mais paradoxalement il s’en rapproche. Sa fuite, c’est son entrée dans son destin. Möbius, croyant échapper à son destin en se coupant du monde, précipite sa chute en se réfugiant à la Villa où l’attend la doctoresse Von Zahnd qui va lui voler et exploiter ses découvertes. Oui, il est illusoire de vouloir aller contre la marche inexorable du progrès. Mais l’homme peut-il apprendre à vivre sans excès et corriger ses erreurs ?

Pourquoi monter les physiciens aujourd’hui ?

Dürenmatt est un formidable raconteur d’histoires. Pas de drames, pas de théâtre intimiste chez lui, mais des comédies autour des grands problèmes du monde : la religion, la finance, la science, la justice… C’est un pessimiste joyeux. Le monde court à la catastrophe ? Raison de plus pour prendre le chemin de l’humour. Je trouve sa pensée, sa manière de voir les choses qui nous entourent très stimulantes. En ces temps moroses, il me paraît salutaire et « vivifiant » de faire entendre cet univers baroque et déjanté.

Le thème de la science est très peu traité au théâtre. Pourtant, si nous en sommes là aujourd’hui, c’est bien que, depuis un siècle et demi, les avancées scientifiques et leurs applications techniques ont révolutionné le Monde, donc notre existence. Pas de didactisme, pas de leçon de morale. Il s’agit au contraire de faire réfléchir et de divertir le spectateur en lui proposant une fable métaphorique drôle et décalée.

La pièce de Dürrenmatt a été écrite en pleine guerre froide, à une époque où le monde était coupé en deux blocs. Aujourd’hui, le monde est devenu multipolaire, encore plus fragmenté qu’il y a cinquante ans. De nouveaux pays sont prêts à tout pour avoir eux aussi leur part de progrès. Malgré une angoisse plus diffuse, les interrogations sont toujours aussi grandes dans des domaines aussi variés que le nucléaire avec ses applications civiles et militaires (Difficile de ne pas penser à la récente catastrophe à la centrale de Fukushima au Japon), la génétique avec le clonage ou la pharmaceutique et certains scandales aux médicaments.

La fable métaphysique…

Dürrenmatt peut faire penser à un « cousin » éloigné de Brecht (même s’il s’en est toujours défendu). Certaines de ses pièces ressemblent à de grandes fresques épiques, avec quelques nuances. Il n’écrit pas de fables sociales avec des exploiteurs et des exploités. Chez lui, la fable est d’ordre métaphysique. Ses personnages principaux sont confrontés à un choix existentiel. Il les place toujours là où on ne les attend pas. Un physicien interné dans un asile mais pas fou, une psychiatre directrice de clinique mais complètement folle. Deux pays qui s’affrontent pour récupérer un des plus grands savants de tous les temps. Au final, c’est un trust international qui gagne et qui domine le monde au dessus de tout système politique. Il faut quand même être assez visionnaire…

Sa perception du monde est assez noire, voire subversive. Avec lui, les idéologies deviennent obsolètes. Les hommes ont l’air d’être des pantins perdus au milieu de la grande marche de l’histoire. Ecrire des farces, c’est une manière d’avancer « masqué ». C’est pour mieux nous « cueillir » avec des dénouements surprenants. Il utilise tous les codes d’un certain théâtre bourgeois avec des conversations écrites dans un style très quotidien, du faux suspense, de l’amour à l’eau de rose. On se croirait presque dans un sitcom. Le réel est « déformé », mis à distance. La matière théâtrale est riche et le défi passionnant, aussi bien dans le travail avec les acteurs que dans la création d’un univers étrange et baroque.

… et ce qu’on veut en faire

Pour monter cette comédie grinçante, je souhaite d’abord travailler à partir des « codes » ou « genres » de chaque scène et m’en amuser : didascalies hyper réalistes interminables, interrogatoire policier, scène d’amour, simulation de la folie, scène de crime, scène de repas, discussion philosophique. Il faut aussi réfléchir à un espace moins conventionnel, moins réaliste que celui qui est décrit. A nous de trouver une esthétique d’aujourd’hui, faite de « bric et de broc », où plusieurs époques se mélangeraient : XVIIIème, années 70 tendance Inspecteur Derrick. Vive les postiches et le maquillage ! La musique sera aussi très présente. J’imagine déjà la possibilité d’un ou deux entractes musicaux.

Le style « Grotesque » c’est un jeu sur le fil qui oscille entre le comique et le tragique, le déjanté et le sérieux ; c’est jouer des situations à la fois réalistes et décalées, ce sont des personnages aux réactions totalement inattendues.

Enfin, le parti pris est de faire jouer tous les rôles par six comédiens. Dürrenmatt met toujours beaucoup de personnages secondaires dans ses pièces. Rôles plutôt fonctionnels, il faut bien l’avouer, sans vraie épaisseur psychologique mais qui contribuent à créer un univers fantastique ou néo-expressionniste. Je pense beaucoup à des films comme le « Docteur Folamour » de Stanley Kubrick ou « Alphaville » de Jean-Luc Godard qui sont ancrés dans une époque où les mutations technologiques allaient de pair avec le développement de la société de consommation, « en attendant l’an 2000 ». Le futur, c’était déjà aujourd’hui. Et si aujourd’hui, en 2011, le futur était derrière nous ? Thomas Poulard.

« 21 points sur les physiciens » par Friedrich Dürrenmatt - extraits

1. Je ne pars pas d’une thèse, mais d’une hypothèse.

2. Quand on part d’une histoire, elle doit être pensée jusqu’au bout.

3. Une histoire est pensée jusqu’au bout lorsqu’elle a pris la pire tournure possible.

4. La pire tournure possible n’est pas prévisible. Elle arrive par hasard.

5. L’art du dramaturge consiste à faire intervenir le hasard dans l’action de la façon la plus efficace possible.

6. Les moteurs de l’action dramatique, ce sont les hommes.

[…] 9. Les hommes qui procèdent méthodiquement veulent atteindre un certain objectif. Le hasard les atteindra de la pire façon en les faisant réaliser le contraire de leur objectif : ce qu’ils craignaient, ce qu’ils cherchaient à éviter (par exemple : Œdipe)

10. Une telle pièce est certes grotesque mais pas absurde (insensée).

11. Elle est paradoxale.

[…] 14. Une pièce sur les physiciens doit être paradoxale.

15. Elle ne doit pas avoir le contenu de la physique comme objectif, mais seulement ses répercussions.

16. Le contenu de la physique concerne les physiciens, ses effets concernent tous les hommes.

17. Ce qui concerne l’ensemble des hommes, c’est l’ensemble des hommes qui doit le résoudre.

18. Toute tentative d’un individu de résoudre seul ce qui concerne l’ensemble des hommes ne peut aboutir qu’à un échec.

19. C’est dans le paradoxe qu’apparaît la vérité. […]


Une suite à la « Vie de Galilée » de Brecht ?...


Bertolt Brecht est l’un des premiers dramaturges à avoir posé au théâtre la question des rapports entre le savoir et le pouvoir. En 1945, il écrit la dernière version de « La vie de Galilée » quelques semaines après l’explosion d’Hiroshima. Il ajoute notamment la grande tirade finale de Galilée en forme de testament scientifique. Dans son autocritique, il prédit la possibilité pour ses futurs collègues de devenir une « race de nains inventifs, prêts à servir n’importe quelle cause ». Mais Brecht croit encore au bon usage de la science, à la conscience morale individuelle des scientifiques pour les empêcher de basculer dans l’assujettissement ou l’irresponsabilité.
« […] Vous, gardez à présent le flambeau de la Science Employez-le avec prudence Qu’il ne devienne l’incendie Par qui nous serons tous détruits. »

Avec « Les Physiciens », Dürrenmatt reprend ce thème tout en marquant sa différence. Au pragmatisme et à la responsabilité, il oppose au contraire les notions de hasard et d’irresponsabilité qui conduisent les évènements à prendre « la pire tournure possible ». Dans un monde éclaté, complexe, où tant d’intérêts entrent en jeu, la science est devenue une activité collective où la posture morale de tel ou tel chercheur paraît totalement insuffisante.

Une fois découvert, le savoir ne peut plus être repris car la science se renouvelle sans cesse. On ne peut pas reprendre ses pensées. Au contraire, elles sont reprises par d’autres et nous échappent complètement. Quant au hasard, c’est une notion très importante en science et en physique notamment. Mais on peut aussi l’appliquer à nous mêmes. L’homme vit dans le non calculable. C’est cette impossibilité à prévoir sa vie, qui lui donne sa liberté.

Peut-on croire à une science qui serait dominée par la sagesse ? Les Chinois possédaient la poudre depuis longtemps, mais ils ne l’ont utilisée que pour des feux d’artifice. Dès que les occidentaux ont inventé la poudre, ils l’ont employée comme arme.


Le mythe du Savant fou


Dans cette pièce la science est associée à la folie. C’est le retour au mythe du « savant fou » dévoré par une obsession de toute puissance, rêvant de changer la face du monde.

Quoi de plus fascinant que des chercheurs comme Alan Turing, John Nash, Kurt Gödel, Ettore Majorana et bien d’autres, qui chacun dans leur domaine scientifique ont fait des découvertes considérables tout en sombrant dans la maladie mentale.

Au théâtre, le Fou c’est le Bouffon qui énonce des vérités en faisant des pitreries. Dans « Les physiciens », le Savant au destin tragique, celui « qui sait », rejoint le Fou au comportement comique voire clownesque.

Thomas Poulard


Diplômé de l’ENSATT (Ecole Nationale Supérieure de Arts et Techniques du Théâtre) en 2000, section Art dramatique.

Comme comédien, il travaille avec Marie-Sophie Ferdane (Une seconde sur deux, Loteries, Plexi Hotel et On est mieux ici qu’en bas de Sarah Fourage), Eric Massé (L’île des esclaves de Marivaux), Simon Delétang (Woyzeck de Buchner, Shopping and Fucking de Marc Ravenhill, Froid de Lars Noren) mais aussi Christophe Perton (Lear de Bond, Woyzeck), Jean Lacornerie (Monsieur de Pourceaugnac de Molière), François Rancillac (Kroum l’ectoplasme de Hanokh Levin), Pascale Henry (C’est pour rire) ainsi qu’Emilie Valantin, Claudia Stavisky, Philippe Delaigue.

Il fait sa première mise en scène en 2009 avec Le monologue d’Adramélech de Valère Novarina. En 2010, suite à un appel à projets lancé par le Groupe des 20 en Rhône Alpes, il co-met en scène, avec Adeline Benamara, Triptyque.com ou … ma langue au diable, d’après trois pièces écrites par Sarah Fourage, Gilles Granouillet et Sophie Lannefranque.

Histoire de compagnie

La compagnie du Bonhomme s’est créée à Lyon en 2000, à la sortie de l’ENSATT (Ecole Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre) avec des élèves de la même promotion. Entre 2000 et 2006, quatre textes de Sarah Fourage ont été mis en scène par Marie-Sophie Ferdane : Une Seconde sur Deux, Plexi Hôtel (aux Subsistances de Lyon), Loteries (au Théâtre du Point du Jour de Lyon) et On est mieux ici qu’en bas (au théâtre des Célestins de Lyon).

En 2010, Thomas Poulard, comédien de tous les spectacles du ‘Bonhomme’, reprend la direction artistique de la compagnie. Il co-met en scène, avec Adeline Benamara, « Triptyque.com ou… ma langue au diable », montage de trois pièces courtes écrites respectivement par Sarah Fourage, Gilles Granouillet et Sophie Lannefranque sur le thème des communications modernes. Ce projet a été coproduit par le groupe des 20 en Rhône-Alpes et soutenu par la DRAC Rhône-Alpes, le Conseil Régional Rhône-Alpes ainsi que l’ADAMI. Le spectacle a été créé en Novembre 2010 au théâtre de Givors puis est parti en dans toute la région Rhône-Alpes jusqu’en Février 2011. Prévu pour la saison 2012/2013, Les Physiciens est sa troisième mise en scène.

Friedrich Dürrenmatt

« Mon grand-père a été envoyé en prison pendant dix jours à cause d’un poème qu’il avait écrit. Je n’ai pas encore été ainsi honoré. Peut-être est-ce ma faute, ou peut-être le monde a-t-il tellement périclité qu’il ne se sent plus même insulté lorsqu’il est sévèrement critiqué. » F.D

Friedrich Dürrenmatt naît en à Konolfingen (BE) en 1921. Fils de pasteur, il passe son enfance dans l’Emmental. Après une enfance mouvementée, pendant laquelle il a des problèmes d’alcool, il réussit finalement à passer l’examen de maturité en 1941 et continue ses études à l’université de Berne puis de Zurich. Il y étudie la littérature allemande et l’histoire de l’art, mais aussi la théologie, la philosophie et la science.

Dürrenmatt interrompt ses études en 1946 et s’essaie à la dramaturgie en s’inspirant de Brecht, Kafka et de Lessing. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, il a 24 ans. Il écrit alors sa première pièce de théâtre Les fous de Dieu, une comédie lyrique et apocalyptique qui provoque un scandale après sa première, le 19 avril 1947.

Au cours des quelques années suivantes, il lutte pour gagner sa vie comme écrivain et surmonter un diabète handicapant. Il se met à écrire des nouvelles, des romans policiers, et des pièces radiophoniques pour subsister, mais il n’a jamais renoncé à écrire des pièces de théâtre. C’est pendant ces années que voient le jour Le juge et son bourreau et Le soupçon, qui paraissent sous forme de feuilleton dans des journaux.

Il perce en 1952 avec la comédie Le mariage de Monsieur Mississippi dans laquelle il commence à formuler son propre style théâtral, une obscurité, un monde irréel peuplé par des caractères qui, bien qu’effroyablement vrais, sont souvent déformés par la caricature. Ces oeuvres de jeunesse contiennent de nombreux éléments macabres et sombres, traitent de meurtre, de châtiment et de la mort et se terminent souvent avec une pointe acerbe.

En 1956, il atteint pour la première fois, avec La visite de la vieille dame, un public international. En Février 1962, en pleine guerre froide, il publie sa pièce qui deviendra un grand classique : Les physiciens. En 1966, il connaît également le succès avec Le météore.

Dans les années 1970 et 1980, Dürrenmatt s’implique dans la politique et tient de nombreux discours devant un public international. (Essai sur Israël, Pour Vaclav Havel – La Suisse, une prison.) Le 14 Décembre 1990, il s’éteint dans sa propriété de Neuchâtel à la suite d’une crise cardiaque. Bien qu’aujourd’hui, il soit surtout connu pour ses romans policiers, il se considérait essentiellement comme dramaturge. En 2000 et conformément à ses dernières volontés, le Centre Dürrenmatt Neuchâtel est créé, pour exposer non seulement son oeuvre littéraire mais aussi son oeuvre picturale, méconnue du public.
« Le chemin qui conduit à la connaissance est un chemin difficile. […] Si l’on ne prend pas le risque de la fiction, le chemin de la connaissance reste impraticable. » F.D



Opération soutenue par le Conseil Régional Rhône Alpes

Les représentations


La Cie du Bonhomme - autour du texte de Dürrenmatt

Le Lundi 21 Novembre 2011 à 18h30 au CCSTI La Rotonde (158 cours Fauriel, 42100 Saint-Étienne)
Dans le cadre de la résidence Théâtre & Science 2011-2012 proposée par La Rotonde.
(entrée libre / réservation obligatoire au 04 77 42 02 78 ou fayolle@emse.fr – places très limitées)


Création réalisée lors de la résidence : Avant première.

Le mercredi 8 fevrier 2012 à 18h30 au CCSTI La Rotonde (158 cours Fauriel, 42100 Saint-Étienne)
(entrée libre / réservation obligatoire au 04 77 42 02 78 ou fayolle@emse.fr – places très limitées)


Réservations pour les représentations :
Christine Fayolle
04-77-42-02-78
fayolle@emse.fr
Plus de renseignements :
Théo Drieu
Médiateur
Tel : 04-77-42-93-16
drieu@emse.fr

CCSTI La Rotonde - École Nationale Supérieure des Mines de St-Étienne • 158 cours fauriel 42023 St-Étienne
plan d'accès - 04 77 42 02 78 accueil@ccsti-larotonde.com    
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